Histoire du Nid de l’Aigle


LE NID DE L’AIGLE
Raymond Cayouette, 1964.
Carnets Zoologiques, vol. 24, no. 2, 20-22.

Sculpté et érigé vers les années 1870 pour un chef de clan de la nation Nisga’a, sur les rives de la Rivière Nass en Colombie-Britannique, il a dominé pendant plus de 60 ans le paysage du Jardin zoologique de Charlesbourg. Disparu en silence, après s’être niché en haut de son mât pendant plus de 120 ans, cet Aigle des Premières Nations offert au gouvernement du Québec par la Société Zoologique de Québec a été témoins de bien des remous à ses pieds.


De 1933 à 1995
Regardant de loin
La capitale nationale
Du haut de ses 66 pieds
Il est disparu
Silencieusement


Maintenant oublié, il y a encore des faits inconnus du public qui méritent un éclaircissement. On aurait probablement bénéficié d’une stratégie de sauvegarde et de préservation de cette pièce du patrimoine culturel unique, mais il fut décidé de l’abattre, de le « démanteler » dit-on, un euphémisme du langage bureaucratique de l’administration publique. Serait-ce suite à une perte de mémoire sur son histoire ou un manque de reconnaissance de sa valeur culturelle? Son histoire finit par surprendre, au fur et à mesure que certains fonds d’archives sont scrutés méticuleusement. Tous les secrets du Nid de l’Aigle ne sont pas encore révélés… comme dans une enquête, un suspense historique et ethnologique!


Du nouveau à l’été 2020

Le Charlesbourgeaois
Numéro 146, Été 2020

Cette série de notes traitant d’un sujet d’intérêt régional, puisque le Nid de l’Aigle était élevé sur les terrains du Jardin zoologique du Québec à Charlesbourg, nous avons partagé les notes de la recherche en cours avec La Société d’histoire de Charlesbourg. Nous remercions M. René Cloutier, un des collaborateurs à la rédaction du bulletin de la Société, qui a offert de publier une synthèse illustrée de l’histoire du Nid, à partir de la documentation existante, en focalisant sur le le développement du Jardin de son ouverture à nos jours. Son initiative a conduit à la publication de l’article « Un jardin revisité », dans le « Le Charlesbourgeois — Été 2020 »; on peut s’en procurer un exemplaire auprès de la Société d’histoire de Charlesbourg. Encourageons nos sociétés d’histoire régionales!


Sommaire des notes


  • Où est le Nid de L’Aigle?
    Comment est née cette série de notes sur les origines et le démantèlement du mât totémique Le Nid de l’Aigle, du Jardin zoologique de Charlesbourg? Et surtout d’où venait-il? Long itinéraire en vue!
  • Le Nid de l’Aigle – Totem autochtone ou canadien?
    Comment Le Nid de l’Aigle, dominant le Jardin zoologique pendant plus de 60 ans, de 1933 à 1995, est-il passé d’une oeuvre d’art autochtone à un symbole de fierté canadien?
  • Sauvetage à Gitiks en 1932. 2 morts, 2 rescapés…
    Le Nid de l’Aigle ramené du village abandonné de Gitiks, sur la rivière Nass, faisait partie d’un ensemble de 4 mâts voisins. De 3 rescapés, on passe à 2 en 1995 : le Québec n’a pas su conserver le sien…
  • Pigeon voyageur cherche un Nid en 1931
    Comment un sous-ministre astucieux réussira-t-il à importer un totem de Colombie-Britannique à Charlesbourg, alors que cela n’est pas permis? Tout un réseau d’influenceurs se mettra à l’oeuvre.
  • Un ballet bureaucratique orchestré entre 1931 et 1932
    Suite à un devis estimatif obtenu du ministère des Affaires indiennes, une abondante correspondance, entre novembre 1931 et décembre 1932, permettra de conclure une transaction inusitée : on importera un totem au Québec.
  • Gros remous à l’Assemblée législative en avril 1933
    La crise des années 1930 ne fait pas bon ménage avec la création d’une ferme expérimentale, d’un jardin zoologique et d’un village canadien auquel s’ajoutera un totem. La tempête parfaite!
  • Un « Totem Pole » pour le 1er Juillet 1933
    Une fois que le Nid de l’Aigle a été sectionné en deux, hélé sur une barge et transporté en train d’ouest en est, il arrive à Charlesbourg pour l’été 1933. Localement, il deviendra un nouveau symbole de fierté canadienne, trônant au nord de son étang.
  • Vents d’Ouest entre 1967 et 2007
    La série de notes sur l’histoire du Nid de l’Aigle est née d’une suite de coïncidences. La juxtaposition de quelques souvenirs familiaux à une curiosité ethnologique personnelle constitue la toile de fonds d’une histoire en devenir.
  • L’axe principal du Jardin de 1935 à 1959
    L’histoire des travaux d’aménagement paysager, qui contribueront à la mise en valeur du Nid de l’Aigle de 1935 à 1959, nous révèle qu’il était en fait au coeur de l’axe principal du jardin central; quelqu’un avait vu grand!
  • Un Jardin Zoologique Provincial de 1934 à 1939
    Suite à l’arrivée du Nid de l’Aigle, le Jardin zoologique devient une attraction majeure de plus en plus courue dans la région de la capitale. C’est maintenant un Jardin Zoologique Provincial qui figure dans les guides touristiques et les cartes.
  • Un sursis de 5 ans pour Le Nid de 1990 à 1994
    De gros nuages planent au dessus du Nid de l’Aigle. Une suite de décisions administratives émanant de plusieurs organismes conduiront au démantèlement du mât totémique. Il a été soigneusement planifié à l’avance, sans efforts réels pour tenter de le conserver; ça commence à ressembler à une enquête!
  • 28 février 1995. C’est fini pour le Nid et la SZDQ
    Le 28 février 1995 est une date importante à retenir dans l’histoire du Nid de l’Aigle, soit le jour où il a été abattu. Les derniers préparatifs sont au rendez-vous. Et ce n’est pas seulement la fin du Nid…
  • La queue du Castor Assis
    Projet saugrenu dans une chronique mondaine, réquisitoire sur la mort d’un zoo, queue de castor cachée dans un bâtiment, légende sur un castor tué pour en faire un emblème du clan de l’Aigle: que reste-t-il du Nid, vraiment?
  • Les blasons et les légendes du totem Le Nid de l’Aigle
    Le savoir sur les blasons s’est dilué au point qu’on oublie d’en inclure un sur un panneau d’interprétation planté au pied du Nid de l’Aigle, au nord de l’espace central du Jardin zoologique de Québec. Pourtant, les légendes qu’ils racontent sont extraordinaires.
  • Côte Nord-Ouest — Un retour nostalgique au pays des totems
    William H. Collison, Charles F. et William A. Newcombe père et fils, George T. Emmons, Louis V. Shotridge ou Fred Jeffery vous sont inconnus? Ils ont laissé des témoignages photographiques remarquables sur le Nid de l’Aigle. Et ce ne sont pas tous des ethnologues!

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