Toronto Islands

Ci-haut : Bout du monde dans les îles de Toronto
Claude Lanouette, 6 juillet 2013

On partait jadis en voyage avec un calepin à esquisses, quelques crayons ou quelques fusains. Aujourd’hui, c’est avec le caméscope, la tablette ou le téléphone intelligent.

Si on désirait être plus sophistiqué, on pouvait se risquer à glisser quelques tubes d’aquarelle dans son sac de voyage, ou encore des aquarelles en crayon, avec un pinceau. Les carnets Moleskine et les cahiers Claire-Fontaine ont fait les belles heures de certains voyageurs ayant un talent d’artiste. Toujours à l’affût d’une nouvelle esquisse qui pouvait naître d’une attentive observation des lieux ou encore d’une mémoire visuelle particulièrement développée, le carnet venait toujours à la rescousse.

Les temps ont changé, et les outils de l’artiste dilettante aussi. Un appareil photographique numérique, pas beaucoup plus gros qu’un paquet de gomme, une caméra vidéo haute définition qui se glisse au fond d’un sac à bandoulière et en plus, une tablette numérique mince, reliée à internet par un réseau cellulaire. Et voilà, oh, miracle, quelques instants à peine et on a un carnet de voyage animé en ligne pour partager avec ses amis.

Ah, que cela semble un grand progrès! Mais pourtant, dans quelques mois, ces trois appareils pourront être substitués par un seul… Un téléphone mobile intelligent qui est à la fois un appareil photo, une caméra vidéo et muni du logiciel iMovie.

Voyager à travers les grandes villes nous plonge souvent dans le tourbillon incessant de la vie citadine. On recherche parfois des moments de paix, des moments de contemplation, si on peut s’échapper momentanément de la cité. Mais la mémoire du voyage nous plonge aussi dans un autre tourbillon: celui des émotions qui refont surface. Dans certains cas, on vit à rebours ce qu’on a pas vécu au présent.

Imagine-t-on comment cela est révolutionnaire? Au point qu’on parle maintenant d’iPhonographie. C’est tout dire.

Bien sûr, tout ceci ne se substitue pas à un équipement un peu plus sophistiqué pour obtenir des résultat de qualité supérieure. La vidéo en tête de ce billet à été montée sur un ordinateur portatif avec un logiciel d’édition plus sophistiqué qu’iMovie sur la tablette.

Une question fondamentale se pose, après ces quelques observations, cependant. La capacité de créer rapidement et de diffuser instantanément est-elle plus avantageuse, finalement, pour exercer sa créativité? Je vous laisse commenter au bas de ce billet!

4 réflexions sur “Toronto Islands

  1. Pour moi, ce ce n’est pas la longueur du temps de création qui compte (plus vite ou moins vite).

    C’est un temps «ailleurs» indéfini. Quant à la diffusion, c’est un peu la même chose. C’est davantage l’occasion de diffuser plus large que plus vite, en ce qui me concerne.

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    1. Merci de faire valoir ce point de vue. Je ne me suis pas vraiment questionné à fond sur ce dilemme, à vrai dire. En fait, le travail de création ne pas pas toujours être spontané. Le montage, cette expression nous le laisse entendre d’ailleurs, est un montage. Un échafaudage, une élaboration à partir de fragments épars, dans le temps ou dans l’espace.

      Ce matériau est soumis à notre bon vouloir, à une nécessité d’atteindre un résultat, un quelque chose qui peut se prétendre une œuvre. La vidéo n’est pas indulgente en se sens, elle peut être syncopée ou trainer en longueur.

      L’œuvre picturale est statique. Une photo, c’est quelque chose de saisi au vol, une capture d’une fraction de seconde, qu’on considère alors comme un événement. Mais après, au lieu de travailler sur la chronologie et la succession des séquences, on travaille sur le cadrage, la texture, la couleur. C’est encore un montage.

      Dans les deux cas, ce qui en reste est ce qui est perçu comme étant une œuvre à partager. Mais une grande inconnue demeure pour le créateur, le créatif… Il ne peut se mettre dans la peau de celui où celle qui reçoit l’œuvre. Impossibe de savoir comment cela sera perçu.

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    1. Bonjour. Toronto est une ville vaste à explorer. Il faut surtout retenir son caractère cosmopolite et multiculturel, avant tout. Cela donne une bonne idée comment le Canada s’est construit grâce à la contribution des différentes cultures qui viennent se joindre à nous.

      On peut facilement s’occuper pour une semaine si on désire profiter de tous ses attraits. Mais on peut aussi bien se tirer d’affaire pendant un long weekend en se concentrant sur quelques quartiers. En plus d’un centre-ville grouillant, l’étendue des promenades qui longent la rive du lac Ontario invite à la détente et à la contemplation. De magnifiques parcs urbains permettent aussi de se prélasser.

      Des quartiers charmants, comme the Annex et le Kensington Market, sont à mettre sur son itinéraire. Consulter ma collection de photos TORONTO, sur Flickr. Des photos seront ajoutées début septembre.

      Enfin, le métro et les streetcar couvrent une grande étendue du territoire. Pour bien préparer son voyage, on peut se repérer facilement dans tous les quartiers en consultant le blogue blogTO, une source précieuse d’information. Pour les gens ayant un iPhone ou un iPad, il y a même une app qui utilise la géolocalisation pour vous indiquer ce qui intéressant dans le voisinage. Alors, n’hésitez pas à visiter la Ville Reine.

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