Lorsque j’ai commencé ma pratique de l’aquarelle, il y a quelques années à Montréal, mon approche était assez simple : une boîte de tubes de peinture aquarelle, un petit boîtier avec des godets pour disposer des couleurs en petits carrés séchés et quelques pinceaux. Puis sont arrivés les carnets de croquis (carnets de voyage), les multiples blocs de papier, allant du 4 x 8 po au 9 x 12 po pour aboutir au 11 x 15 po et finalement au 18 x 24 po, ces deux derniers étant plutôt une ambition qu’un besoin réel.

Depuis mon retour à Québec, mon activité de création était plutôt au ralenti. Depuis janvier 2025, l’année se résume dans l’acquisition d’une série de nouveaux moyens d’expression : des crayons de couleurs aquarellables, des crayons à l’encre, des feutres à l’encre de Chine, des tubes de gouache, des tubes de peinture acrylique et des encres acryliques. Oh, quel attirail pour expérimenter !

Mais je n’avais jamais envisagé de créer des collages depuis que je me suis engagé dans la pratique des créations graphiques. Par ignorance ou par manque d’intérêt ? C’est peut-être parce que cela semblait du côté du bricolage, comme si cette forme d’expression était une espèce de catégorie bizarre qui résidait dans mon esprit, plus que dans le monde réel – comme dirait une de mes amies, tu devrais visiter plus d’expositions !

Imaginez! J’étais assez loin des pratiques actuelles dans le paysage des arts. Mais j’essaie de développer divers moyens d’expression, sur lesquels je reviendrai. Au fil des vidéos que je consulte, j’ai constaté que je pouvais m’inscrire à une série d’ateliers de création en ligne – Art Oasis 2025. Pendant ces sessions, je suis sorti de mes carnets de croquis pour essayer toutes sortes de techniques d’expression.

Dans mon voisinage, on s’est un peu moqué de moi – ah, tu fais de l’aquarelle. Encore pire, tout ce que je faisais était de la gouache. Ouash! Avouons que l’aquarelle m’a charmé, plus particulièrement en tentant d’adopter un style croquis urbain… Particulièrement charmé par les croquis d’un certain Scheinberger dont je me suis procuré deux jolis bouquins – j’y reviendrai.

Alors, ces premiers collages, une nouvelle pratique pour moi, me conduisent à développer une certaine envie d’en créer d’autres, mais dans un style différent. Les collages présentés ici sont de dimensions modestes, de petits cartons de 4 x 6 po – des cartes postales que je vais possiblement monter sur des cartons de 8 x 8 po pour afficher dans le couloir d’entrée. C’est une possibilité. On verra!

Par curiosité…
- Mes six collages sont inspirés de ma participation à un atelier de création dispensé par Kim Dellow dont les collages se retrouvent Instagram.
- Pour un aperçu de la pratique du croquis urbain, voir le fil Instagram de Felix Scheinberger.
- Le collage multi-technique se réalise parfois en accumulant un ensemble de marques sur du papier ou des découpures de magazine. On peut faire du collage avec beaucoup d’autres choses, presque à l’infini. Pour stimuler votre curiosité, voici une vidéo de Kylie Coo Studio qui vous plonge au cœur de la pratique d’une adepte du collage. C’est assez intéressant; rien qu’à regarder, même sans comprendre l’anglais, ça donne envie.
Merci d’avoir lu ce billet et à bientôt…