Un sursis de 5 ans pour Le Nid de 1990 à 1994

1994-06 – Fermer le Zoo?


La question de la fermeture du Jardin a probablement couvé pendant longtemps dans les officines gouvernementales, mais elle a fait irruption dans les médias en juin 1994.

Jeudi le 2 juin, dans Le Soleil, Michel Corbeil indique que le budget du ministre des Finances André Bourbeau fait peser sur le Zoo et l’Aquarium la menace d’une fermeture définitive.

Mardi le 7 juin, dans le Journal des débats de l’Assemblée nationale, le député Gérard-Raymond Morin (Dubuc) s’adresse au ministre Pierre Paradis (Brome-Missisquoi) en lui posant une question sur les « Mesures pour éviter la fermeture du Jardin zoologique ». En question complémentaire, il soulève également « la possibilité d’en céder la gestion à la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) plutôt que de planifier le démantèlement de celle-ci ». Dans sa réponse, M. Paradis cite l’éditorial de Marie Caouette, « On ne va pas fermer le Zoo! », paru ce même jour dans Le Soleil. Elle y met en perspective la dépendance du Jardin envers l’État, le déclin de la clientèle et les solutions potentielles. « Un groupe de recherche […] a élaboré […] un plan directeur de développement qui commande des investissements de 30 millions $ sur une période de 10 ans pour remettre le zoo au goût du jour et lui donner une vocation de musée des sciences naturelles. » Le musée des sciences naturelles, serait-ce l’embryon d’idée pour la « Société des parcs de sciences naturelles du Québec (SPSNQ) » qui naîtra le 30 août?

Jeudi le 9 juin, dans l’entrevue « Le groupe que Québec cherche est dans sa cour » parue dans Le Soleil, Louise Morency, présidente de la Société zoologique de Québec (SZDQ), exprime un point de vue différent de celui exprimé dans l’éditorial de Marie Caouette. Elle rappelle que « L’organisme sans but lucratif que Québec semble chercher pour prendre en charge son jardin zoologique, situé à Charlesbourg, existe depuis 62 ans. Il s ’appelle la Société du zoo (sic) et compte 350 membres.

Jeudi le 23 juin, on rappelle dans Le Soleil que le gouvernement Johnson « entend privatiser ou fermer le Jardin zoologique du Québec, l’Aquarium et les Jardins de Métis, en relatant un communiqué de presse du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) émis la veille.

Gilles Boivin, dans la section « On privatise ou on ferme », rapporte que le MEF propose que « les organismes du milieu intéressés à prendre la relève de l’État devront se manifester avant le 1er septembre, à défaut de quoi les actifs de ces trois sites seront tout simplement liquidés ». On fait part des échéances envisagées, dont celle du 1er avril 1995 (ce sera la date d’éviction de la SZDQ, 10 mois plus tard). Il souligne la question financière; « le gouvernement ne peut plus s’of­frir le luxe de déficits qui ont atteint près de 12 millions $ au cours des 5 dernières années.

Michel Corbeil, dans la section « Entre colère et soulagement », fait part des humeurs à la SZDQ : la joie de la présidente, soit de « prendre le zoo, de l’arranger avec nos bénévoles et de travailler avec les gens qui veulent y investir » et sa déception parce que ce « nous espérions que le ministre Pierre Paradis (Environnement et Faune) annonce par la même occasion que nous avions fait une offre ». Selon une information dont nous disposons, il semblerait qu’elle fut transmise plus tard (voir document 1995-05-31 IMG-4919 et retracer dans quel contenant).

Consulter la requête BAnQ: « Fermer le zoo – Juin 1994 » – Année restante à explorer

Votre opinion est appréciée...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s