Un sursis de 5 ans pour Le Nid de 1990 à 1994

1994-05-02 – L’état du totem va de plus en plus en se dégradant

Deux semaines après cette rencontre, une note provenant de la direction régionale de Québec du MEF et destinée à un administrateur du Jardin zoologique, propose de créer un plan d’action pour le démantèlement.Une annotation griffonnée en rouge indique que le budget initial de 3 000 $ alloué pour enlever le totem de son socle et le déposer à l’arrière de son emplacement est insuffisant. On a affaire à un tronc de 66 pieds, pesant de 5 à 6 tonnes estime-t-on. Il fait comprendre au destinataire qu’il sera nécessaire de prendre action en considérant un rapport précédent : « La revue de la littérature sur l’objet plus haut cité, remonte à quelques années, soit en octobre 1990, suite à un examen du totem par […], restaurateur au Centre de conservation du Québec (CCQ) du Ministère des Affaires Culturelles (maintenant Culture et Communications). »

Voici les scénarios proposés dans cette note :

  • Ne rien faire, cette option est dangereuse pour le public advenant que le totem tombe;
  • Repeindre la surface, on ne règle pas le problème de dégradation du bois et de sécurité pour le public;
  • Consolidation du noyau par injection de résines synthétiques, opération onéreuse en temps et matériel;
  • Enfin, il faut reconnaître que cet objet ethnographique exceptionnel pour sa facture, ses dimensions et sa rareté ne peut plus être préservé en milieu extérieur. 

Il est intéressant de noter qu’on reconnaît la valeur de cet objet « ethnographique », mais qu’on présage également qu’il ne peut pas être conservé à l’extérieur, comme on peut imaginer.

Dans le contexte où des fouilles archéologiques s’effectuent sur le site du jardin, il serait intéressant que le public puisse admirer le totem de l’aigle sur toute sa longueur avec l’historique de son acquisition et les description des neuf (9) figures qui s’y retrouvent.

Le gestionnaire conclut qu’il est impératif d’effectuer cette opération avant l’ouverture officielle de la saison d’été et propose même une conférence de presse pour expliquer la situation. Pourtant, en juin 1994, le mât est encore debout et aucune des solutions proposées n’a été appliquée. De plus, dans Le Soleil du 9 juin, on apprend que « Mme Morency déplore que le ministère ait annulé à la dernière minute la conférence de presse sur la programmation estivale du zoo, conférence qui devait avoir lieu le 2 juin et qui aurait coûté quelques centaines de dollars. Comment attirer des gens, si on ne l’annonce pas ?« 

RAPPORT D’EXPERTISE DU CCQ – Une démarche est en cours pour accéder à ce rapport.

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